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La peche de la carpe hors secteur, les risques de la passion


La pêche de la carpe de nuit hors secteur, les amendes et les risques encourus.
 

Nombre d’entre nous devant l’immobilisme de certaines AAPPMA et leur manque total de considération des besoins des carpistes; se sont résignés à pêcher hors des secteurs autorisés à la pêche de nuit. Les causes qui nous poussent a cela peuvent être très diverses :

Pas ou peu de linéaire tout simplement.
Linéaires trop petits ou inadaptés: pas de poissons, pas d’aménagements, manque de place pour accueillir plus de trois équipes.
Secteurs dangereux souvent proche des villes et désertés par la police.
Esprit aventurier.
Goût du risque, ou provocation.
Pêche sur des poissons qui n’ont pas encore de nom etc.…

Cette pratique que je n’encourage pas mais ne condamne pas non plus a des avantages et des inconvénients c ‘est sur ces derniers que je vais m’attarder. Le risque principal est de se faire pincer avec pour conséquence d’accentuer une politique de répression parfois sévère.

Aussi pour vivre heureux notre passion, péchons cachés.

Bien sur il existe des départements ou pêcher de nuit ne comporte que peu de risques mais pour tous les autres le maître mot est : discrétion. Cette discrétion commence bien évidemment par l’emplacement du poste choisi, il est suicidaire de s ‘installer sur un poste ou le moindre allumage d’une frontale sera perçu a plusieurs kilomètres.
Il faut donc méditer à son positionnement hors du contexte de jour.

Il faut ensuite camoufler son campement du mieux possible, le vert et le realtree étant très répandus dans le vestimentaire et les accessoires carpistes cette tache est relativement facile si l’on prend garde de bien rentrer tous les seaux blanc et autres ustensiles voyants.
Les rods pods inox ne sont pas les bienvenus car trop visibles.
Les centrales vibrantes sont par contre de bonnes compagnes.
Une branche ou deux peuvent aussi aider.

Ceux qui possèdent un bateau, savent combien cet instrument est peu commode à cacher, une des meilleures solutions reste le filet de camouflage. Il en existe même en dessin haute définition et on en trouve maintenant à des prix abordables sur les sites Internet de vente aux enchères.
Il faut quand même savoir que cet article est classé en arme de quatrième catégorie au même titre qu’ un couteau ou une matraque et que sa détention est loin d’ être anodine mais les problèmes sont rares au pire on risque sa saisie accompagnée de sa non restitution.

Un aspect trop souvent éludé est le moyen de transport utilisé pour se rendre sur les lieux du forfait.
Trop souvent c ‘est le stationnement d’un véhicule en pleine nuit dans un endroit habituellement désert qui déclenche une vérification du secteur.
Soit par la gendarmerie soit par la garderie mais le plus souvent a cause de riverains paranoïaques.
Il faut donc absolument masquer la vision du véhicule ou le faire stationner dans un endroit commun avec d’autres voitures. On peut également dans certains cas se faire raccompagner ou revenir à pied ou en vélo.

Il ne faut pas négliger non plus tout ce qui vient de l’eau.
Il est extrêmement difficile de camoufler un campement vu de face.

La plupart du temps se sont les pêcheurs eux mêmes qui servent de balances.
Soit des pecheurs de carnassiers qui ont déjà eu des démêles avec des carpistes, soit ceux qui se croient investis d'une mission divine ou civique.
Sur les voies navigables se sont aussi les bateaux des loueurs qui font office d’agence de renseignement ainsi que les professionnels habitués du secteur, Méfiez vous en.
Certains gardes descendent même les cours d’eau en canoë, en couple, habillé d’un simple maillot de bain, pour repérer de jour les contrôles qu’ils effectueront de nuit.
Le raisonnement est simple si de jour le bivvy est monté c’est qu’il va servir la nuit, quand il n’ y a pas de bivvy il peut s’agir d’une pêche sur la journée. A noter qu’un abri fixé au sol peut être assimilé a du camping sauvage passible d’une contravention de classe I soit 23€ dans les communes qui ont prises un arrété interdisant le bivouac.

De même la visite ou le simple passage de gendarmes ou de garde en journée signifie de préférence déménagement, pour aller voir plus loin si l’eau est plus pure et ne pas tenter le diable, ou alors relevez vos lignes de 22.00h à 4.00h car 90% des contrôles sanction se font sur cet écart temps lorsque tout le monde dort ce qui leur permet d’approcher sans bruit pour vous surprendre avant que vous n’ayez eu le temps de couper les fils ou de relever les cannes.

D’une manière générale il est très souvent possible de passer la première nuit tranquille, c’est l’installation dans la durée qui facilite et déclenche les contrôles qui demandent un repérage préalable.
Sur certains secteurs hyper surveillés le délai peut être ramené de l’ordre de quelques heures car certaines garderies sont équipées de lunettes infrarouges et il est très facile de repérer un campement avec ce type d’appareil au premier balayage de la berge.
Rester plus de huit jours hors secteur sans se faire contrôler est très possible mais seulement pour ceux qui savent se fondre dans la nature ou sur des postes inaccessibles par voie terrestre sans visibilité directe.
D’une manière générale se sont de vrais pêcheurs qui aiment la nature pour ce qu’elle leur donne et le lui rendent bien.

Les autres ceux qui ne respectent rien ni personne sont à l’origine des croisades anti carpistes qui se développent dans certaines régions et où tout le monde est mis dans le même panier car c’est plus simple. Ces hooligans de la pêche existent partout et il n’y a pas de solutions toutes faites pour s’en débarrasser car ils se reproduisent très vite.
Le pire c’est qu’une partie ne se rend même pas compte des désordres qu’ils créent au bord de l’eau par leur simple présence et ne remettent pas leur comportement en question.

L ‘enfer c’est les autres, c’est bien connu.

Cette facilité avec laquelle le problème est rejeté sur la partie adverse est affligeante, il faut tout de même balayer devant notre porte et la logique de pêche Carpiste n’est pas forcément admissible ou même compréhensible de tous.
Il faudra que de l’eau coule sous les ponts avant que qu’une esquisse d’harmonie se profile et que l’acceptation mutuelle de différents modes de pêche ainsi que des notions de partage de l’eau fassent leur apparition.
En attendant la génération prochaine nous devons nous contenter de ce qu’on nous donne ou de le prendre mais là c’est le jeu du chat et de la souris, avec nous dans le rôle de la souris.

Ca y est vous vous êtes fait gauler.

Dans les personnes habilités a vous contrôler ont va trouver le plus souvent les gardes fédéraux, ceux du CSP, la police et la gendarmerie. Ensuite les gardes privés de certaines APP et toutes les personnes assermentées à cet effet comme les gardes de l’ ONF et ONC et autres ; ces personnes n’ont pas toutes l’obligation d’être en tenue pour vous contrôler mais doivent tout de même justifier de leur qualité.

Restez calme et courtois, les gens qui vous contrôlent ne font que leur travail, le plus souvent sans arrière pensées ni contraintes.
Votre comportement sera déterminant sur la suite des évènements.
Il est illusoire de croire que le PV est la seule pièce de décision sur ce qui va vous arriver.
A ce PV sera joint l’appréciation personnel de son rédacteur (garde, gendarme, …) et elle a autant d’importance que la faute car c’est la seule pièce que vous aurez éventuellement à décharge, mais dont vous n’aurez jamais connaissance car elle n’est pas officielle.

La saisie de votre matériel est autorisée par les textes ainsi que tous les moyens qui ont rendus possible cette infraction.
Cela comprend donc le matériel de pêche votre bateau si vous en avez un et même en poussant le bouchon votre véhicule qui vous a permis de venir jusque là, dans la pratique seul le matériel de pêche est saisis et pas de manière systématique. Dans l'absolu l'origine du texte est prévu pour la saisie de matériel de pêche prohibé (nasse filets...) et ne devrait pas etre applique d'autant que la procédure est stricte et qu'il faut une habilitation. Si cela devait vous arriver, ne vous opposez surtout pas de manière virulente à cette saisie. Tentez plutôt de parlementer en gardant votre calme, dans tous les cas il vous sera possible d’en demander la restitution par lettre recommandée auprès du tribunal d’instance car ce n’est pas du matériel de pêche prohibé.

En effet votre refus catégorique voir physique devient une autre infraction et dans le cas qui nous occupe une infraction sur une infraction peut éventuellement être requalifiée en délit donc un passage au pénal en correctionnelle. Dur Dur. Là ça ne rigole plus et les amendes ne sont plus les mêmes; à éviter donc car sur les quelques exemples que j’ai le procureur réclame des sommes qui peuvent atteindre 3000€.

Il faut savoir que l’autorité de contrôle doit vous établir une liste exhaustive de votre matériel, (Ce n'est pas a vous de le faire et vous pouvez demander de faire compter le nombre d’hameçons, d’émerillons etc.) et surtout que le procureur doit être saisis dans les cinq jours de la clôture du PV sous peine de nullité de la procédure (même sans séquestre). Dans le même délai vous devez également être avisé ainsi que le chef de service de l’administration chargé de la police de la pêche et être entendu par une autorité judiciaire.

Sans le respect de ces dispositions, vous ne pourrez pas être poursuivit et votre dossier sera classé sans suite.

En cas de saisie
La restitution du matériel pourra intervenir dès la transaction amiable que ne manquera pas de vous proposer la fédération de pêche si c’est votre première infraction de l’année sur le département, sinon c’est le procureur qui décidera et la cela dépend de son ouverture d’esprit et de votre parcours judiciaire personnel.
A cette transaction amiable peuvent se joindre des demandes d’indemnisation des Voies Navigables de France la DDE ou la DDAF pour l’incommensurable préjudice qu ‘elles subissent par votre action !!! (En fait pour allouer une indemnisation à l’état).

Si vous acceptez la transaction, l’action de la justice est éteinte et vous ne passerez pas au tribunal de simple police. Cette transaction est autorisée par l’article 216-14 CR après accord du procureur.

Le montant des transactions constaté au travers des différents documents en ma possessions est très souvent compris entre 40€ et 100€ mais des montants beaucoup plus élevés ont déjà été réclamé aux dangereux contrevenants que nous somme. Leur montant dépend également dans certaines fédérations de votre situation professionnelle et de votre attitude lors de la rédaction du PV, autant dire que c’est un peu à la tête du client. .

Étonnamment ces montants diffèrent d’un département à l’autre dans des proportions directement liées à la considération des pêcheurs par la fédération.
Certaines les considèrent simplement comme une infraction qui doit être sanctionné, d’autre comme une source de revenus complémentaires et quelques propositions de transactions peuvent atteindre plus de 1000€. Il est évident que la transaction pour un chômeur n’est pas forcément la même que pour un cadre supérieur. L’aspect sanction financière en étant directement dépendant

Dans ce cas il peut être judicieux d’aller défendre ses intérêts au tribunal car dans beaucoup de cas votre dossier sera classé sans suite, mais restera dans les archives de la république dans l’attente d’une récidive ou d’une autre infraction d’une autre nature.
Si le procureur ne classe pas, vous serez convoqué lors d’une journée d’audience au tribunal de police. Les parties disposant d’un avocat passe généralement les premières puis ensuite tous les petits délits de la société seront avec vous : Les contrevenants de la route, les factures de téléphone impayées, les infractions diverses et variées comme une haie trop haute pas taillé seront de la partie autant vous dire que le substitut du procureur ainsi que le juge n’ont pas trop de temps a perdre avec ce genre de broutilles qui polluent les tribunaux, ils en traitent soixante par jour !

La présence d’un avocat n’est pas obligatoire et vous pouvez vous défendre seul.
Il vous faudra être clair et convaincant. Le réquisitoire et votre plaidoirie se déroulent en cinq minutes et devant tout le monde. Préparez vous a cette rencontre en allant une fois au tribunal de police si vous n’ y avez jamais assisté.

TRES IMPORTANT Amenez un dossier écrit c ‘est la seule chose qui restera dans le dossier du juge si votre affaire est mise en délibéré, c’est à dire jugée plus tard. Ce dossier permettra aux juges de se remémorer les faits et vos arguments.

Dans ce dossier produisez une attestation sur l’honneur que tous les poissons que vous capturez sont remis à l’eau avec tous les soins nécessaires à leur survie. Éventuellement une attestation d’un camarades de jeu en recopiant l’attestation en encart.
Vous pourrez ainsi argumenter que vous ne portez aucun préjudice à l’ AAPPMA qui vous poursuit puisqu’ il n’ y a pas prélèvement.
Joignez des photos de vos propres prises remises à l’eau. Si vous n’en avez pas encore, faites en !
Agrémentez votre dossier de coupures de magazines qui dépeignent notre éthique de la pêche et les revendications de l’ UNCM sur la pêche de nuit. Mais pas sur le trafic, il y a des amalgames qu’il faut absolument éviter.
Signalez que si’ il est possible de prendre des carpes de jour, leur activité essentiellement nocturne vous invite à poursuivre votre pratique de nuit.
Indiquez que la loi qui vous interdit de pêcher la nuit date de Napoléon qui l’avait promulgué pour contrecarrer la remonté des bateaux anglais sur les cours d’eaux Français. En interdisant la pêche les soldats ne pouvaient tirer sur tous les bateaux circulant la nuit sur l’eau; personne ne devant s’y trouver.
Précisez que vous comprenez bien que la réforme des différents codes, est une chose longue et compliquée. Qu’il est normal qu’une chose aussi futile n’ai pas encore été traité, mais qu’il est aussi normal que les mentalités évoluent et que ne faisant peser aucune menace sur le milieu ces textes devraient être abrogés depuis fort longtemps.
Établissez également que les pêcheurs aux engins ont eux le droit de poser filets et des cordeaux de dix huit hameçons et de pêcher ainsi la nuit avec une technique qui ressemble plus au braconnage qu’à de la pêche mais qu’au yeux de la loi, est légale car les aménagements des textes ont été fait pour cette pratique moyenâgeuse.
Expliquez que c’est la passion qui vous dévore et que vous patientez depuis plus de dix ans pour que la pêche de nuit soit démocratisé partout en France comme le demandent de nombreuses associations carpistes, pour la juste pratique de votre sport dans les conditions d’exercice qui sont les siennes.
Enfin demandez la clémence du tribunal, au regard de vos actions qui ; si elles ne sont pas en accord avec la loi; le sont avec votre amour de la nature et de la vie qu’elle accueille.

A ce stade, les parties civiles sont très souvent déboutées de leurs demandes, mais il arrive que le juge ne l’entende pas de la même oreille que vous et que force restera à la loi même si elle est archaïque et obsolète. Là les limites sont celles du droit et sont dépendante de l’appréciation du juge sur les réquisitions du procureur.

Quelque soit le montant de l’amende il vous sera possible de faire appel de la décision, mais là les choses se compliquent un peu et j’éviterais de rentrer dans les détails juridiques de telles dispositions.

Sachez toutefois que hormis certains secteurs très sensibles liés au trafic ou volonté affirmé de l’ AAPPMA ou de la Fédé, les contrôles sont très rares. Les rapports de contrôles du CSP sur l’année font apparaître très peu de contrôles de nuit sur l’année et le plus souvent sur les secteurs autorisés. Ils sont le plus souvent pêcheur et quelquefois carpistes et comprennent bien notre problématique. Ils ne font donc pas généralement d’acharnement anti carpistes mais comme beaucoup de fonctionnaires ils doivent faire de la statistique.

Le problème de la PDN est politique, il est anormal qu’il devienne juridique mais nous en sommes encore là. Prenez donc un max de précautions pour ne pas faire partie de tous ceux qui payerons le prix d’un deuxième permis (voir plus) pour assouvir leur passion.

On nous oppose souvent que la nuit est propice aux trafics. Les instances de la pêche n’ont pas encore admis qu’elles sont indirectement responsables du trafic des carpes en France ! En refusant d’ouvrir des secteurs de nuit elles ont fait la part belle aux plans d ‘eau privés. Ne pouvant s’approvisionner chez les pisciculteurs, ils se retournent sur le public pour se fournir. Il fallait être devin pour s’en douter il y a quinze ans et je sais qu’il est difficile d’admettre que le système est perverti mais il est encore temps d’ y remédier; car plus il y aura de monde la nuit au bord de l’eau moins le trafic sera simple.

La loi sur l’eau et son article 436-16 interdit le transport des carpes de + de 60cm, cela n’empêchera pas le trafic mais je n’aimerais pas être à la place de celui qui devra payer une amende de 22 500 euros.

La carpe a sauvé le commerce de la pêche en France sur les quinze dernières années, avec son cortège d’emploi direct et induit. Elle sauve ou du moins amortit la chute libre des ventes de cartes liées au vieillissement des sociétaires. Si certaines de nos APP n’ont pas encore compris que la survie de la pêche associative en France passe par les pêcheurs de carpes c’est par manque d’ouverture d’esprit et de clairvoyance, mais cela ne date pas d’ hier, puisque c'est ces même APPMA qui ont fait le lit des privés de tous poils.
Le constat est là : moins de pratiquants = moins de cartes = moins d’ AAPPMA = moins d’argent et a terme plus de gestion possible des fédération faute de moyens financiers.

Toutefois 20 fédérations pilotes ont décidés d’amener plus de 10 000 gamins par an à tenir une canne à pêche par le biais des centres de vacance et de loisir, ceci pour tenter de former la génération du pêcheur de demain. Si la tendance ne s’inverse pas grâce à des initiatives comme celle-ci ou les écoles de pêche, c’est la fin du système de pêche associative qui se programme.

Vingt fédérations c’est peu, trop peu, je comprend d’ autant moins le manque d’enthousiasme de nos instances devant le développement de la pêche de la carpe, car c’est une technique en pleine expansion. Ceux qui n’ont pas pris la mesure de ce phénomène, feraient bien d’ y méditer car il ne suffit plus de préserver ce qui existe mais bien de sauvegarder l’avenir de la pêche associative en France.



 

ATTESTATION SUR L’HONNEUR
(manuscrite + photocopie recto verso de la carte d’identité de l’auteur)

Je soussigné….. Atteste sur l’honneur la véracité des faits suivants…….Chaque fois que je suis à la pêche avec Monsieur X, je le vois remettre systématiquement toutes ses carpes à l’eau vivantes sur le lieu même de leur capture…
Je précise que je n’ai aucun lien de parenté ou de subordination avec Mr X
Je suis informé que cette attestation est destinée à être produite au tribunal et ce que je risque pour un faux témoignage.
Fait pour servir et valoir ce que de droit à ……… le …………
Signature

Comment choisir votre bateau

 

CHOISIR SON BATEAU

Naviguer sur une rivière, un fleuve ou un plan d’eau c’est être en contact direct avec l’eau et la nature. C'est l'occasion d'observer différemment son environnement et de profiter d'une expérience unique. C'est également aller, à la découverte d'espaces et de paysages vierges.

Pour la pêche à chacun sa technique, et à chaque technique son bateau. L'habileté du pêcheur compte mais le bateau aide. La première difficulté est d'abord de pouvoir identifier ses propres besoins. Cet article est là pour vous aider, la description des différents types de bateaux de pêche pourra déjà vous faciliter un premier choix...

Les matériaux :
On trouve des modèles en aluminium, en polyéthylène rotomoulé, en polyester ou fibre de verre, en bois ou des pneumatiques.

La forme de la coque :
Il existe des coques en V , catamaran ou à fond plat ainsi que des variantes de plusieurs formes. Les premières sont très rapides et plus performantes en termes de consommation d’énergie mais moins stable à l’arrêt que celles à fond plat mais qui tapent sur la vague et poussent l’eau devant elles.

Le poids :
Les pneumatiques et les barques en aluminium sont les plus légères, d’où une simplicité de transport et de mise à l’eau. Les barques polyéthylène ou polyester sont plus lourdes, sans parler des barques en bois.

Les possibilités d’agencements :
Il est plus commode de bricoler une barque alu ou en bois qu’une barque en polyéthylène ou qu’un pneumatique ou il est difficile de fixer quoi que ce soit.

Les prix : les barques en polyéthylène sont les moins chères, celles en polyester, en alu, ainsi que les pneumatiques sont plus coûteuses.



 

Les bateaux pneumatiques

Avantages :

  • La légèreté inégalable.

  • Stabilité à l'arrêt à grâce à la largeur et la flottabilité des boudins.

  • Facilement transportables et mise à l'eau facile partout.

  • Le très faible tirant d’eau et une inertie minime permettent d'aller pêcher dans les endroits difficiles.


Ils sont un régal pour celui qui n’a pas de remorque et qui ne veut pas d'équipement lourd, tant sur le plan physique que financier. Enfin, ils sont faciles à hiverner plié au talc dans une cave. Si vous avez le choix et les moyens vous pouvez opter pour un fond rigide qui allie le meilleur des deux mondes et permet des aménagements plus simples mais qui perd certains des avantages précités

Inconvénients :

  • Plus vulnérables que les coques "en dur".

  • Grosse prise au vent.

  • Peu compatible pour la pêche avec de très gros hameçons.

  • confort très insuffisant sur les plus petits modèles.

  • Surface de plancher plus faible que sur les autres coques.

  • Absence d'aménagements pour la pêche en série. Il faut aller chez Amiaud pour les équiper correctement.

Les barques en polyéthylène rotomoulé

Les barques sont construites en polyéthylène haute densité traité anti-UV, teintées dans la masse, moulées sans soudure.

Avantages :

  • Les coques catamaran sont possibles dans cette matière.

  • La construction double coque permet une bonne sécurité et une bonne capacité de charge.

  • Elle permet souvent par sa hauteur sur l’eau d’être auto videuse à l’arrêt.

  • Ces coques sont sans entretiens ce qui n’est pas négligeable.

  • Les équipements intégrés comme les coffres, viviers, glacières et sièges sont simple à réaliser à la fabrication.

Inconvénients :

  • Ils ont une moins bonne glisse que les autres.

  • Les petits modèles a fond plats sont difficiles a diriger a cause de leur incessante godille.

  • Leur poids est plus important, du fait de la double coque.

Ce sont de très bons bateaux à tout faire, ils représentent souvent le premier investissement des pécheurs.

Les Coques en Aluminium

Avantages :

  • Entretien quasiment nul.

  • Légèreté fabuleuse.

  • Résistance élevée aux chocs (une bosse peut être martelée)

  • insubmersibilité facilement obtenue à cause de la légèreté par des volumes en mousse polyuréthane ...

  • Fixation d’accessoires simple.

  • Glisse exceptionnelle.



 

Inconvénients :

  • La résonance de la tôle.

  • La difficulté de modifier l’agencement des bateaux déjà homologués.

Les qualités dynamiques de ces bateaux ont un grand succès au Canada et aux USA en usage promenade, pêche et chasse, et la multiplicité des fabricants démocratisera ce type de barque.



 

Barques et bateaux de pêche en polyester ou fibre de verre

Avantages :

On retrouvera les mêmes avantages de glisse que les bateaux alu avec une résistance au choc équivalente voire plus élevée et une réparation a la portée des bricoleurs pour une gamme de prix équivalente en coque nue.

Inconvénients :

Elles sont malheureusement deux fois plus lourdes qu’en alu mais transmettent moins les vibrations du moteur et les bruits.

Elles sont plus sensibles aux rayures de la peinture de la coque.

Les barques en bois

Elles ont leurs inconditionnels

Elles ont contre elles le poids, le prix, l’entretien mais sont très stables et rassurantes.

La législation pour la navigation en eau intérieure.

  • Si votre bateau fait moins de cinq mètres vous n’aurez pas à l’immatriculer.

  • Si vous naviguez avec un moteur de moins de 6 chevaux (4.5kw) vous n’avez pas de permis à passer.

  • Si votre moteur fait plus de 6 chevaux, vous devrez passer le permis ET immatriculer votre embarcation même si elle fait moins de 5 mètres.
    Si votre embarcation a un taux de motorisation inférieur à  6CV et mesure moins de 5m, vous n’avez pas besoin de permis.

 

C’est la raison pour laquelle les bateaux destinés à la pêche et au canotage en rivière mesurent le plus souvent moins de 5m. Cela permet de booster ce marché sans avoir besoin de passer un permis ou d’immatriculer le bateau.   

 

Notons toutefois que, pour piloter un bateau motorisé, il faut tout de même avoir 16 ans…


 

Il me reste juste à vous rappeler les règles élémentaires de sécurité avec la liste des équipements obligatoires à bord pour la catégorie qui nous intéresse (la 6° inférieure à 5m) et pour une navigation en eau douce.


 


 

L’équipement de sécurité des bateaux de plaisance en eau intérieure comprend:


 

  1. 2 amarres d’une longueur minimale de 5 m.

  2. 1 gilet de sauvetage marquée CE par personne embarquée.

  3. 1 gaffe d’accostage.

  4. 1 écope reliée par un bout du bateau, ou une pompe manuelle, sauf si le cockpit est auto videur.

  5. 1 gonfleur pour les embarcations pneumatiques.

  6. 1 ancre de 8 kg,

  7. 2 avirons ou 1 godille avec dame de nage ou 1 pagaie.

  8. Pour les moteurs à essence, un dispositif de sécurité coupant automatiquement l’allumage ou, à défaut, les gaz, en cas d’éjection ou de malaise du pilote, lorsque la puissance réelle maximum du ou des moteurs est supérieure ou égale à 4,5 kW (6cv).

  9. Une chaîne de 5M en maille de 6mm,

  10. Une corde de 20m diam 10mm

  11. 1 chaumard (pièce de bois ou de métal placée à l'avant d'un bateau, et formant un guide pour un cordage.) à l’avant et un dispositif permettant le remorquage à l’arrière.

  12. 1 boîte de secours complète.

  13. 1 bouée couronne approuvée ou marquée CE.


 

Bien évidemment personne ne possède tout cet équipement sur un bateau de pêche et si vous avez a bord les 8 premiers vous ne devriez pas être inquiété, mais comme nul n’est censé ignorer la loi... http://www.mer.equipement.gouv.fr/actualites2/06_editions/documents/fiches_2006/equipemt_secu_bat_plais_nav_inter.pdf


 

Connaître quelques panneaux de signalisation est un plus qui facilitera également votre plaisance et une bonne entente avec les autres usagers.

Une assurance plaisance RC vous évitera également tout soucis éventuels en cas d’accident.


 

Dix conseils pour choisir son bateau


 

  1. Votre bateau doit être adapté à vos techniques favorites.

  2. Choisissez sa longueur en fonction de la motorisation envisagée.

  3. Les pneumatiques décotent fortement en occasion, tenez en compte lors de l’achat.

  4. Vérifiez que vous puissiez changer les valves, sur un pneumatique d’occasions

  5. Achetez les bateaux en hiver pour bénéficier d’un meilleur prix.

  6. Achetez absolument un modèle insubmersible ou coulez de la mousse polyuréthane pour l’obtenir.

  7. Vérifiez que la coque possède une quille directionnelle (pour les petits pneus ajoutez un boudin de mousse sous le plancher s’ils ne possèdent pas de quille gonflable).

  8. Sur les barques alu vérifiez avec soins que les rivets ne soient pas piqués par la corrosion surtout si vous habitez sur le littoral.

  9. La navigation fluviale est interdite aux bateaux de moins de 2,40m considérés comme des engins de plage.

  10. Si vous devez naviguer de nuit, pensez à l’installation de la signalisation lumineuse.

COMMENT BIEN CHOISIR SON MOTEUR ELECTRIQUE POUR BATEAU

COMMENT BIEN CHOISIR SON MOTEUR ELECTRIQUE POUR BA...

COMMENT BIEN CHOISIR SON MOTEUR:

La motorisation électrique sur un bateau a beaucoup d’avantages. Les principaux sont :

·        Respect de l’environnement par absence de pollution aérienne et aquatique.

·        Coût, encombrement et poids moindre que le thermique.

·        Simplicité d’utilisation et d’inversion du sens de marche.

·        Grande maniabilité.

·        Entretien limité, grande fiabilité, et faible échauffement.

·        Absence de bruit  et de vibration quasi-totale.

·        Souplesse d’utilisation dans les réglages.

Il existe deux systèmes principaux sur le marché. Il s’agit des moteurs à contacteurs et des moteurs à variateurs électroniques.

Les moteurs à contacteurs sont des moteurs ou le changement de vitesse s’effectue par paliers non progressifs. Quand on tourne la poignée, on ressent des crans successifs. Cette technologie a pour avantage une simplicité de fonctionnement avec des composants moins onéreux que les moteurs à variateurs. Par contre son principal inconvénient reste sa consommation plus importante en vitesse intermédiaire.

Le principe : Le courant passe par des résistances de valeurs différentes. Quand on fait passer le courant dans l’une d’entre elle c’est autant en moins pour le moteur qui alors ralentit. Il est bien évident que dans ce cas que le moteur tourne vite ou lentement, on consomme autant d’énergie. Cette régulation se faisant par paliers, d’une vitesse prédéfinie à l’autre. Ces résistances qui consomment du courant produisent de la chaleur qui doit être éliminée. La meilleure place étant alors dans le bloc moteur, qui est dans l’eau.

Les moteurs à variateur électronique quand à eux, bénéficient d’une technologie beaucoup plus évoluée qui permettra d’effectuer des économies d’énergie en vitesse intermédiaire. Là, plus de changement de vitesse par palier, mais un variateur progressif comme celui de nos lampes halogènes de salon.

Leur prix plus élevé reste leur principal défaut, mais la tendance est à la baisse.

Le principe : Tout le courant disponible est utilisé par le moteur pour la propulsion. La variation de vitesse se fait en coupant et en remettant le courant de façon alternative (jusqu'à 45 000 fois par seconde) en fonction de la vitesse sélectionnée. La régulation est très fine et progressive et pour la même capacité de batterie l’autonomie sera plus importante.

Il existe un troisième système qui est un hybride des deux précédents en conservant la régulation électronique mais par paliers.

Voici le tableau de consommation du moteur électrique le plus vendu du moment.

Il s’agit d’un modèle régulé, car pour les autres modèles la conso est toujours la, même.

Modèle

Vitesse/Ampère

Puissance/Watt

Poussée (lbs)

Poussée (kp)

28 lbs

1 Vitesse 9 A

>80

7.0 lbs

3.20 kp

 

2 Vitesse 11 A

100

9.2 lbs

4.20 kp

 

3 Vitesse 15 A

130

13.2 lbs

6.00 kp

 

4 Vitesse 19 A

150

15.8 lbs

7.20 kp

 

5 Vitesse 32 A

180

28.0 lbs

12.72 kp

.

.

.

.

.

34 lbs

1 Vitesse 9 A

77

6.6 lbs

3.00 kp

 

2 Vitesse 11 A

101

7.4 lbs

3.40 kp

 

3 Vitesse 16 A

139

13.2 lbs

6.00 kp

 

4 Vitesse 20 A

162

15.8 lbs

7.20 kp

 

5 Vitesse 40 A

215

34.0 lbs

15.40 kp

.

.

.

.

.

44 lbs

1 Vitesse 12 A

105

8.8 lbs

4.00 kp

 

2 Vitesse 14 A

126

11.0 lbs

5.00 kp

 

3 Vitesse 25 A

220

22.0 lbs

10.00 kp

 

4 Vitesse 28 A

237

25.9 lbs

11.800 kp

 

5 Vitesse 52 A

290

44.0 lbs

20.00 kp

.

.

.

.

.

54 lbs

1 Vitesse 16 A

147

9.25 lbs

4.20 kp

 

2 Vitesse 18 A

167

11.45 lbs

5.20 kp

 

3 Vitesse 34 A

270

22.47 lbs

10.20 kp

 

4 Vitesse 38 A

290

26.43 lbs

12.00 kp

 

5 Vitesse 72 A

365

53.84 lbs

24.47 kp

A la lecture de ce tableau on constate que l’on consomme 72 A en cinquième sur un 54 lbs soit la totalité de la capacité d’une batterie 80 A en une heure.

En réalité comme on ne doit pas dépasser 50% de la capacité de la batterie on ne pourra effectuer que 30 minutes en 5eme, mais 2h15 en 2eme.

On constate aussi que plus le moteur est puissant plus il consomme a poussée égale.

Pour une poussée de 22 lbs le 44lbs consomme 25A alors que le 54lbs 34A soit une différence de 30 minutes d’autonomie supplémentaire sur une utilisation de 1H30.

Pour les modèles à variation continue comme les maxxum l’énergie consommée a pleine puissance est d’environs un ampère par livre (44 ampères pour un 44 lbs) avec les mêmes variations que le tableaux ci-dessus.

Le proverbe «  qui veut aller loin ménage sa monture »  s’applique ici dans toute sa logique. 

Il convient donc de choisir votre moteur en fonction de vos propres critères d’utilisations courantes.

L’objet de cet article est de définir quelques critères de choix entre les différentes motorisations.

La bi motorisation quand elle est autorisée (thermique tableau arrière+ moteur électrique avant à commande au pied,  répond bien aux différentes contraintes de navigation et de pêche.

Dans les autres cas, le tout électrique est envisageable si on est  équipé en conséquence.

Le choix de la technologie dépend de votre portefeuille et de l’importance que vous accordez à  l’autonomie.

Le choix de la batterie si elle est  à décharge lente sera bien rentabilisé à condition d’y adjoindre un chargeur performant régulé à découpage de fréquence.

Le choix de la longueur d’axe dépend de votre position sur le bateau mais elle est aussi dépendante de la puissance suivant les constructeurs. (plus le moteur est puissant, plus l’arbre est long.

Le choix de la commande au pied ou manuelle dépend de vos techniques de pêche et accessoirement de votre bateau car les pneumatiques sont moins facile à équiper.
C’est toutefois la solution idéale pour la pêche en solitaire et pour les combats en bateaux, les deux mains restant libre d’effectuer tous mouvements. Un bémol : le premier prix est d’environs 750 euros.

Le choix de la puissance du moteur dépendra de la charge à déplacer :

 

Poussée en lbs

Poussée en KILOS

Capacité  de propulsion en KG

28

12,7

370

34

15,4

445

36

16,3

475

40

18,1

530

44

19,9

590

46

20,8

620

50

22,7

670

54

24,5

720

56

24,9

730

70

31,7

950

 

Cette capacité  de propulsion représente la charge réelle à propulser.

Cette charge réelle est obtenue par la formule : Poids du bateau + Nombre de passagers  X 80 KG + Poids moteur Batterie et matériel = POIDS TOTAL EN CHARGE. 

Le coefficient de correction est une marge de sécurité pour la navigation à contre courant ou contre le vent. En fonction des lieux de navigation  en règle générale on prend 1.5 pour faire face aux cas les plus courants.

Prenons un exemple concret :

Un bateau de 100 kg avec une capacité de 2 personnes et 180 kg de matériel embarqué :

100 kg + 160 kg + 180 kg = 440 kg. 

Navigation en eau calme = un moteur de 34 lbs

Navigation en grand lac ou à contre courant : 440 kg X Cœff. 1.5 = 660 kg. Le minimum sera donc un moteur de 50 lbs.

 

DIX CONSEILS POUR BIEN UTILISER SON MOTEUR

1. Réservez les moteurs de 28 lbs à de petites annexes.

2. Pensez à avoir une paire de charbon et une goupille pour ne pas arrêter brusquement une cession.

3. Ne naviguez pas en 5° sans nécessité pour économiser la batterie.

4. Une hélice deux pales permet d’obtenir plus de vitesse qu’avec une 3 pales (pas d’hélice plus grand)

5. Si votre moteur n’a pas d’indicateur de charge embarquez un ampèremètre  ou une batterie de secours pour éviter de sortir les rames.

6. Pensez à embarquer les clefs de démontage de l’hélice pour la débloquer en cas de passage dans les herbes ou fils de pêche.

7. Pensez à toujours mettre un fusible au raz des pinces, ça évite de faire fondre tous les fils en cas de problème sur le câblage entre la batterie et le moteur.

8. Adaptez votre moteur à la taille de votre bateau.

9. Les modèles puissants en 24 volts sont mal adaptés à la plaisance car ils nécessitent deux batteries.

10. Réglez l’alarme de votre sondeur sur une profondeur mini de 60 cm pour éviter de d'abimer l’arbre.

 

 

 

Comment choisir une batterie pour moteur électrique

Comment choisir une batterie pour moteur électriqu...

COMMENT BIEN CHOISIR SA BATTERIE

A l’ heure ou la protection de l’environnement devient une priorité pour les acteurs écologiques que nous sommes, les moteurs électriques apportent une réponse adaptée aux exigences des pécheurs : réduction des nuisances sonores, absence d’émissions polluantes, mécaniques fiables et légère

Le principal problème d’un moteur électrique est son alimentation en énergie car cette énergie est obligatoirement embarquée. Or le seul moyen que les pêcheurs ont de stocker de l’énergie sur un bateau de pêche est à ce jour la batterie.
 

Sur un bateau a propulsion électrique, il va nous falloir déterminer la capacité d’énergie à embarquer non seulement par rapport au moteur et au bateau mais aussi pour une durée d’utilisation souhaitée. C’est là que l’histoire se complique.
 

Le principal inconvénient provient de notre source d’énergie. Du fait des faibles ressources énergétiques d’une batterie, les fabricants de moteurs hors bord électriques ont donc choisi des vitesses de déplacement faible. La puissance du moteur est utilisée pour obtenir de la poussée plutôt que réellement de la vitesse. Les vitesses obtenues dépendent essentiellement de la forme de la coque : Une coque longue et fine en V sera moins gourmande et plus rapide qu’une coque plate et large.

Le type de matériau utilisé pour la fabrication de la coque sera également déterminant.

Un coque alu ou polyester auront une bien meilleure glisse qu’une coque en polyéthylène, ou en PVC et donc une consommation moindre.

Les critères de la prise au vent et du tirant d’eau sont également importants.

 Enfin, Le procédé de charge  des accus est capital. Il influera directement sur la durée de recharge, ainsi que sur la durée de vie de la batterie.
Ce
qui va suivre est valable pour tous les types d'accus au plomb mais certains points sont particulièrement déterminants pour les accus étanches.

Ne puisez jamais dans les dernières ressources de votre batterie en la vidant jusqu’au bout comme je l’ai déjà vu faire au bord de l’eau avec un moteur en cinquième qui fait du sur place car sa batterie est descendue en dessous de 9 volts.

Ne court-circuitez jamais même brièvement une batterie. Le frottement rapide avec les pinces pour tirer une étincelle endommage irrémédiablement votre accu.

Du point de vue climatique, une batterie fonctionne de façon optimale aux environs de 20/25°C. Au dessus, elle fonctionne toujours bien mais son taux d'autodécharge est plus important et surtout, sa longévité se réduit de moitié à chaque augmentation de la température de 10°C. Ces dommages sont irréversibles et réduisent sa durée de vie.

D'où par exemple dans un bateau l'intérêt de mettre les batteries ailleurs qu’à l’exposition directe des rayons du soleil, surtout si elle est noire.

En dessous de 20°C, la réaction chimique est de moins en moins efficace au fur et à mesure que la température descend et donc la batterie pourra fournir moins de courant. Une batterie à 0° ne fourni que 50% de ses possibilités.

Avec les batteries au plomb on ne peut utiliser que 50% de sa capacité en dessous de cette valeur on passe en décharge profonde et il faut obligatoirement employer un accu adapté.

Sachez que plus la décharge est lente moins il faut descendre bas. Pour un bloc de 12V, prenez 11V et de toutes façons arrêtez absolument tout à 10V. On peut considérer que le seuil de la tension de décharge profonde est de 11.6 volts et il ne faut pas oublier que plus on utilise la batterie plus celle-ci perd de son intensité or un moteur consomme des ampères et quand l’intensité descend la consommation est plus importante.

Retenez seulement que on ne compare pas la capacité embarqué comme des litres et que la consommation n’est pas linéaire : plus le voltage descend plus il descend vite.
Si vous mettez une heure pour passer de 13.2 volts à 12.2 vous pouvez mettre 30 minutes pour passer à 11.2 volts, alors pensez y pour sauvegarder votre batterie et rentrer a bon port.

Sur de nombreux sondeurs on peut régler une alarme de tension batterie. Pour ma part avec une batterie de démarrage je règle l’alarme sur 11.6V avec une décharge profonde sur 10.6V. Sinon un simple ampèremètre à 5 euros permet de vérifier toutes les valeurs dont nous avons parlé.

Les pannes et autres désagréments qui affectent une motorisation électrique proviennent généralement d’un problème de batterie, dont il existe pour résumer 2 grandes catégories :

Les batteries de démarrage servent à démarrer les moteurs thermiques,  elles représentent l’ensemble des modèles embarqués dans nos véhicules. Elles développent une grande puissance au démarrage, et sont destinées à être rechargées immédiatement par un alternateur. Cette catégorie ne convient pas pour l’utilisation intensive d’une motorisation électrique.

Les batteries  à décharge lente dites « à décharge profonde », sont des accus qui libèrent leur énergie sans bénéficier d’un rechargement quelconque durant la phase d’utilisation. Elles se déchargent, puis doivent être rechargées en prenant soin d’employer un chargeur adapté. Ces modèles conviennent bien à la propulsion des moteurs électriques et des divers équipements consommateurs d’énergie sur le bateau. (Moteur, Sondeur, pompe de cale, …).

Il est courant de trouver d’autres appellations pour les différentes batteries présentent dans le commerce :

Les batterie de traction ou de servitude : Comme les batteries à décharge lente ou profonde, ces batteries sont conçues pour alimenter un moteurs sans être rechargées pendant leur utilisation.

Attention une batterie marine est une batterie dont la caractéristique principale est de résister à un gîte important de l’ordre de 45 ° sans déversement d’acide. On trouvera donc dans cette catégorie aussi bien des batteries de démarrage que des batteries à décharge lente ne vous faites pas avoir.

Dans la gamme de batteries, il existe deux technologies principales :

Les batterie à plaques plane à l’électrolyse acide ou au gel : La technologie est identique aux batteries de nos véhicules. Nous avons six plaques de 2.2 volts. 

Les batteries à spires : Là au lieu de plaque planes nous avons des plaques en spirales. Le résultat est une surface d’échange beaucoup plus vaste (+50%), donc une autonomie théorique beaucoup plus importante dans un volume inférieur. À taille égale, ces batteries sont beaucoup moins lourdes et surtout elles peuvent générer une puissance instantanée importante au vu de leur capacité, elles acceptent un nombre plus important de cycle et résistent mieux à la chaleur. Elles sont par contre souvent de moindre capacité et assez chères.

Les batteries à plaques planes se vident rapidement. Par contre après une période de repos, elle se régénèrent en partie et peuvent (quelques heures après) redistribuer une nouvelle part d’énergie (faible toutefois). On trouve maintenant une technologie longtemps restée militaire : l’AGM ( Absorbed Glass mat ). Entre les plaques de plomb se trouve une feuille de fibre Boron silicate, cette fine feuille est imbibée d’électrolyte (70% d’eau & 30 % d’acide) qui entre en contact avec les plaques. Elles sont totalement étanches et sans entretien. Comme les batteries à spires, elle se vident plus lentement et possèdent donc une meilleure autonomie en continu, mais auront moins de facultés à redonner de l’énergie après une période de repos que celles qui contiennent du liquide.

Le futur : Les futures batteries au « Lithium ions » comme celles de nos téléphones encore plus puissantes, devraient nous procurer des autonomies bien meilleures dans les années à venir avec un poids ridicule et un encombrement moindre. Mais leur prix actuel (3000€) exclue leur commercialisation.

La durée de vie d’une batterie ?


De 50 à 150 cycles pour une batterie de démarrage.
De 300 à 650 cycles pour une batterie à décharge lente.
Attention ce ne sont pas des moyennes et la qualité se paye.

Gardez bien à l'esprit que les deux causes principales de mortalité d'un accu au plomb sont la décharge profonde et la surcharge.

Nous considérons comme une  batterie de qualité, une batterie décharge lente nous proposant entre 300 et 350 cycles de Charge/Décharge. Pour nous permettre de naviguer le plus longtemps possible c’est la capacité de la batterie qui compte. Cette capacité est exprimée en Ah sous 5 heures d’utilisation ou sous 20 heures d’utilisation. Si la capacité est exprimée sous 100H  il peut s’agir d’une batterie de démarrage déguisée.

La gamme de puissance utilisés pour les motorisations électriques varie de 80 Ah  à 140 Ah en 12V.

Quels sont les éléments de choix de sa batterie ?

Il faut d’abord déterminer vos besoins :

Soit vous utilisez très régulièrement votre moteur électrique et une batterie à décharge profonde pourra s’amortir sur sa durée de vie, si et seulement si vous la chargez et l’entretenez correctement sans la décharger au delà des seuils vu plus haut.

En cherchant un peu on peut trouver une batterie à décharge lente de 100 AH  à moins de 150 euros.

Soit votre utilisation est occasionnelle et une batterie de démarrage pourra faire l’affaire.

Comme de nombreux pêcheurs l’utilisation d’une batterie de camion de 190 AH (55 kg attention aux reins) peut pour 85 euros vous rendre de très bon services.

En effet la très grosse capacité de ce genre de batterie évite d’aller puiser dans ses réserves et ainsi préserve sa duré de vie et les décharges profondes qui la tue.

Comment charger la batterie ?

Contrairement à un téléphone portable, les batteries au plomb n’on pas de phénomène de mémoire qui restreint leur capacité de charge.  Il n’est  pas souhaitable de décharger ses batteries pour  réaliser une charge complète.

Une bonne approximation du courant maximal de recharge est 20% de la capacité nominale de l'accu à recharger soit par exemple 16A pour une 80Ah.

Le point hyper important ce sont les tensions lors de la recharge. La longévité de votre batterie en dépend.
Les alternateurs de voiture respectent généralement les paramètres de tension et généralement pas les paramètres d'intensité. Pour une batterie de démarrage ce n'est pas grave mais pour une batterie étanche à décharge lente c'est plus gênant. Dans la pratique un chargeur auto régulé fera l’affaire.

Comment faire un choix de chargeur ?

Nous avons tous acheté un chargeur de batterie à 10 euros dans le cas ou notre batterie de voiture montrerait des faiblesses. Il s’agit de chargeurs de batterie non régulés et il n’y a pas de meilleur moyen pour changer de batterie. Il faut l’oublier définitivement pour charger des batteries à décharge lente.

En effet les qualités nécessaires à un bon chargeur de batterie  à décharge lente sont :

Une régulation électronique : Le chargeur dispense une énergie adaptée à la batterie. Un premier cycle charge la batterie avec un fort ampérage, passe ensuite sur une charge moyenne et bascule en mode entretien en fin de cycle de charge. Ces trois qualités permettront d’optimiser la durée de vie de la batterie pour aller vers le plus grand nombre de cycles charge/décharge. L’intérêt du chargeur régulé est de pouvoir laisser la batterie branchée en permanence, sachant qu’une batterie ne se détériore pas quand elle est bien chargée, le chargeur ne rechargeant  la batterie que lorsqu’elle le sollicite.

Il existe dans le commerce spécialisé pêche un très bon chargeur chez Minn Kota qui correspond totalement aux besoins des pêcheurs pour 89 euros.

Pour ceux qui utilisent des grosses batteries de démarrage de 190 AH, il faut impérativement avoir un chargeur qui puisse délivrer 40 ampères (20%) sinon la batterie ne sera pas complètement chargée.

Quand faut il changer de batterie ?

Une batterie bien chargée indique une tension de 13,2 volts 24 heures après sa charge.
Elle perdra naturellement 1% de sa charge par mois de stabulation sans utilisation.

Les signes d’usure d’une batterie sont les suivants :
La charge ne s’effectue pas complètement (tension inférieure à 13.2 après 24h).
La batterie se décharge rapidement hors utilisation (la tension 15 jours après la charge est de 12 V).
Les cosses de la batterie sont oxydées.
La capacité habituelle de la batterie diminue en utilisation sur l’eau.

Comment recharger sa batterie en cession ?

Il existe la solution solaire.
La solution groupe électrogène portable.
La solution couplage à la voiture.

Un panneau de 15W photovoltaïque en valise (185 euros) est suffisant pour compenser la perte d’énergie pour une utilisation journalière d’une demi-heure.
A la condition que le soleil soit de la partie.

Un groupe de faible puissance insonorisé (650 W à 180 euros) peut permettre la même fonction en recharge pendant deux heures mais avec un désagrément sonore évident ainsi qu’une logistique lourde.

Pour le couplage voiture il faudra que celle-ci soit bien évidemment proche du campement et il faudra installer un séparateur répartiteur de charge sur le véhicule (150€).

 

Pour une cession d’une semaine sans longs déplacements, une batterie supplémentaire fera le même usage pour le même investissement. L’intérêt ne peut donc être que pour des cessions plus longues.

 

 DIX CONSEILS POUR GARDER SA BATTERIE EN ETAT

1.  N'oubliez jamais qu'une batterie doit être adaptée à l'usage que vous comptez en faire et non le contraire.

2.  Ne la laissez pas au soleil en été.

3.  Protégez la du froid le plus possible en dessous de 20°.

4.  Achetez un chargeur régulé pour gardez votre batterie bien chargée hors utilisation.

5.  Ne déchargez jamais votre batterie en dessous de 10 volts.

6.  Protégez bien les bornes lors des transports pour éviter tout court –circuits et ne tirez jamais  d’étincelles entre les pinces pour vérifier la charge.

7.  Utilisez un chargeur à découpage ou à régulation électronique.

8.  Ne faites jamais démarrer un moteur d’auto avec une batterie à décharge lente elle en garderait des séquelles définitives.

9.  13.2 Volts c’est ce que doit indiquer votre batterie 24 h après sa charge quand elle est neuve.

10.             Pensez à toujours mettre un fusible au raz des pinces, ça évite de faire fondre tous les fils en cas de problème sur le câblage entre la batterie et le moteur.